Retour sur le premier comité de pilotage Ohé La Terre

Retour sur le premier comité de pilotage Ohé La Terre

Jeudi 16 septembre après-midi avait lieu la première réunion du comité de pilotage d’Ohé La Terre.

Composé d’agronomes, d’experts RSE mais aussi de spécialistes de l’environnement. Le Comité de pilotage garantit la pertinence, le bon déroulement et les résultats des différentes actions menées par le fonds.

Au programme de cette rencontre :

  • Bilan et évaluation des actions 2021

Cet été, 218 agriculteurs et agricultrices ont semés la biodiversité sur des milliers d’hectares.  Le coup de cœur portait sur le couvert mellifère à la volée où 153 exploitations ont été séduites. D’autre part 65 exploitations ont essayés le sursemis de trèfles sur prairies. « Le trèfle recouvre de manière homogène la parcelle. La biomasse est bien développée pour pouvoir apporter l’azote nécessaire dans mon sol et pour la prochaine culture, qui sera des lentilles », explique Patrick Auger, agriculteur céréalier. Au total, 2905 hectares de couverts mellifères et sur semis de trèfles dans les prairies ont été semés.

Une couverture végétale parmi les chaumes permettant, tout le long de l’été, d’attirer de nombreux insectes pollinisateurs.

Toujours dans le bilan, également des actions en agroforesterie ont été réalisées. 8,2 kilomètres de haies champêtres multi strates furent plantées, mais aussi 23,4 hectares de fruits à coques répartis à parts égales sur parcours volailles et intra parcellaire céréales. Soit 13,9 hectares en châtaigniers et 9,5 hectares en noyers qui séduisent les agriculteurs.rices et leurs permettent d’envisager, à l’avenir, une nouvelle filière. Tout est possible !

  • Réflexions autour des nouvelles actions 2022

Les actions sur 2021 étant clôturées, cap d’ores-et-déjà sur 2022 ! Les interlocuteurs du comité de pilotage ont pu échanger notamment sur la future offre qui sera proposée aux agriculteurs.rices Bio. Mais aussi de la future offre pour aménager les bords de champs en périphérie des habitations. Des projets qui devraient se concrétiser après l’étude et la validation du Conseil d’administration Ohé La Terre.

  • Observation terrain des essais de couverts mellifères et sur semis de trèfles

L’occasion pour les membres du copil de voir ce qui se passe concrètement dans nos couverts végétaux et croyez-nous ça bourdonne… Mais pas que ! Nous avons pu observer des atterrissages de syrphes sur du sarrasin, des papillons qui dansent et des abeilles qui, de phacélie en phacélie butinent.

Ce que nous retenons de cette première réunion de travail ?

Des remarques et échanges très pertinents qui nous encouragent encore grandement dans notre démarche ! Et surtout, l’envie de participer à l’équilibre d’un bien commun et de « redevenir acteurs de la biodiversité sans cesser d’être rentables ». C’est aussi, insiste Jean-Marie Gabillaud, Président Ohé La Terre, une manière « de redonner du sens à ce que l’on fait ».

Premier bilan levée des couverts mellifères

Premier bilan levée des couverts mellifères

Ohé La Terre est entrée, en juin dernier, dans sa phase opérationnelle avec le semis des couverts mellifères à partir de la technique dite à la volée (ou en semis direct).  De nombreux agriculteurs bénéficiaires d’Ohé La Terre et engagés dans la biodiversité ont mis en œuvre cette action. C’est le cas de M Pinson Philippe, agriculteur céréalier et vaches allaitants.

Le froid et surtout l’humidité du printemps et de ce début de l’été n’ont pas été propice pour les semis, les foins, les céréales mais aussi pour les fleurs et notamment les insectes pollinisateurs. A ce titre, passer l’été à déchaumer et laisser un champ « propre » et nu, c’est fortement perturber l’activité du sol mais aussi notre microfaune.

Implanter un couvert végétal permet d’apporter de la biomasse, de favoriser le stockage du carbone et de l’azote. L’objectif prioritaire de cette action étant de permettre surtout, une floraison précoce de plantes mellifères durant la période estivale et bénéficier de nourriture, sous forme de pollen et de nectar, à une époque où elle se fait plus discrète notamment pour nos insectes : une forme de compensation écologique rentable agronomiquement et appréciée par beaucoup.

Quel impact sur la biodiversité ?

Ces couverts visent principalement des pollinisateurs mais ils sont favorables à d’autres insectes, notamment les auxiliaires (syrphes). A partir des surfaces florales, ces insectes migrent vers les cultures adjacentes pour polliniser ou réguler leurs ravageurs. Du fait de la présence de nombreux insectes, ces couverts sont également favorables pour l’avifaune.

Cet aménagement permet aussi de préserver la vie du sol par une couverture végétale qui limite les chocs thermiques, réduit l’évapotranspiration, les risques d’érosion et améliore la structure des sols. Aussi, les différentes semences conduites jusqu’au stade de floraison, contribuent également à l’embellissement du paysage.

Retour sur la levée des premiers couverts mellifères

L’équipe d’Ohé La Terre s’est déplacée sur le lieu d’exploitation de l’agriculteur céréalier et vache allaitant et a pu constater d’ores-et-déjà les bienfaits de la couverture végétale qui doucement, se lève. On y retrouve de la phacélie (bon piège à nitrates, freine les nématodes et assainit les rotations) et du sarassin (très attractif pour les abeilles et intéressant pour l’avifaune).

"L’implantation en interculture ou jachère de ces semences permettra de fortifier et de diversifier l'offre en ressources polliniques en période de pré-hivernage, et ainsi, de jouer un rôle sur la réduction des mortalités hivernales des colonies d'abeilles" a rappelé Nicolas Viacroze, Responsable Biodiversité, au sein du fonds de dotation Ohé La Terre.